Que mange un blaireau ? Son alimentation de A à Z

Le 02/08/2022 à 18h12, par Manfred

Blaireaux

Le blaireau n’est pas ce que l’on appelle communément un prédateur. La petite taille de ses pattes associée à l’inefficacité de sa mâchoire font de lui un véritable pacha quant à sa quête de nourriture. En revanche, le blaireau est un opportuniste. Son menu est composé de ce qu’il peut rencontrer en chemin : mulots, escargots, pommes, guêpes, châtaignes, carcasses… Pour connaître le détail de son estomac, nous vous invitons à poursuivre votre lecture.

Le blaireau, un animal inadapté à la chasse

Court sur pattes, le blaireau est un animal qui n’a absolument aucun atout de chasseur. Impossible pour lui de sauter ou de courir à grande vitesse comme le feraient les autres félidés en période de chasse. Ses griffes sont longues et fixes : si elles lui offrent stabilité, elles ne l’aident pas vraiment à attraper ses proies. Enfin, le blaireau est confronté à d’autres animaux de même gabarit, mais avec beaucoup plus de facilité. Il n’est pas rare de voir un renard s’emparer de la proie d’un blaireau en pleine vie sauvage.

La dentition du blaireau n’est pas non plus à son avantage. Sa mâchoire compte 38 dents, soit sur chacune des mâchoires :

  • 3 petites incisives,
  • 1 grande canine quasiment ronde,
  • 4 prémolaires,
  • 1 molaire.

Cette disposition est à son désavantage. Là où d’autres utilisent leur dentition pour découper les proies, le blaireau doit se contenter de les broyer. C’est pourquoi un régime omnivore convient mieux à sa morphologie et à ses capacités.

La seule particularité réellement positive chez le blaireau est la puissance de ses sens. En effet, il possède un excellent odorat et une ouïe très fine. Même si son acuité visuelle est mauvaise, il a un véritable amplificateur de lumière pour ce qui est de ses performances oculaires nocturnes. En outre, il perçoit très bien les mouvements la nuit.

Que mange un blaireau : ses proies principales

Le blaireau a une alimentation particulièrement aléatoire. Il se nourrit principalement de ce qu’il a la possibilité de trouver autour de lui en fonction des saisons. Son mets préféré reste cependant les petits êtres vivants de la terre. Qu’il s’agisse de lombrics ou de vers de terre, ces petites proies représentant jusqu’à 83 % de la biomasse ingérée par le blaireau.

Le blaireau chasse également les musaraignes et les campagnols dans les milieux plus agricoles. Parfois, quelques rats sont au menu. Dans certaines régions, le blaireau peut aussi s’en prendre aux lapins nouveaux nés, à peine sorti du terrier. Il lui arrive d’opter pour les grenouilles et les crapauds lorsque l’occasion se présente. Puisque la peau et les glandes de ces derniers peuvent s’avérer toxiques, le blaireau prend le temps de préparer sa viande en les retirant.

Enfin, le blaireau complète parfois ses repas d’un apport en insectes. En été notamment, il a pour habitude de consommer des scarabées, des carabes, des bousiers, des guêpes, des bourdons, des sauterelles, des punaises, des mouches et même les larves de toutes sortes d’insectes.

Au menu du blaireau : céréales et autres compléments

En été notamment, les blaireaux ont fortement tendance à varier leurs repas. En réalité, ce sont de véritables opportunistes qui se nourrissent de tout ce qu’ils peuvent trouver sur leur chemin. La plupart des blaireaux s’avèrent être particulièrement fans du goût sucré. C’est pourquoi on retrouve parfois dans les crottes de blaireau du maïs, des fruits (cerises et abricots notamment), mais aussi d’autres compléments issus de la faune et de la flore sauvage : églantiers, prunelles, alises, olives, baies, noix, prunes, amandes…

Enfin, on retrouve plus rarement des mollusques, des escargots, des limaces, des champignons et des tubercules dans son estomac. Il n’est pas contre non plus une carcasse d’animal blessé par le trafic routier (sanglier, moutons, renard, chat). Parfois, des herbes et autres végétaux sont retrouvés dans les selles du blaireau. Mais il s’agit la plupart du temps d’une ingestion involontaire (pendant la chasse aux vers par exemple).

Manfred